   On ne perd pas ses cheveux du jour au lendemain! Simplement, avec le temps ou de manière plus précoce, ils poussent de plus en plus fins et de moins en moins nombreux jusqu'à disparaître définitivement.
Que ce soit chez l'homme ou chez la femme, cette diminution lente et progressive de la densité capillaire, fréquemment observée à partir de 50 ans environ, est un phénomène absolument naturel, lié au processus du vieillissement. Cependant, en particulier chez l'homme, l'alopécie peut parfois commencer son évolution beaucoup plus tôt. Elle met en jeu des facteurs divers.
Le facteur hormonal:
Bien que plusieurs hormones semblent contrôler la croissance du cheveu, il est certain que les hormones mâles, les androgènes, jouent un rôle primordial dans l'apparition de l'alopécie.Ces hormones, en particulier la testostérone, tendent en effet à atrophier le follicule pileux. On comprend alors pourquoi cette forme d'alopécie précoce, dite androgéno-génétique, touche infiniment plus les hommes que les femmes: chez elles, les hormones féminines, les oestrogènes, protègent le folllicule de l'action des androgènes.
En ce qui concerne la femme, ce n'est qu'après la ménopause qu'une forme diffuse d'alopécie est susceptible de s'installer, en raison de la chute brutale du taux d'oestrogène. Cette alopécie peut être évitée par des traitements hormonaux de substitution.
Enfin, pour souligner la complexité des phénomènes hormonaux, il n'est pas inutile de remarquer que les androgènes sont néfastes aux cheveux en terme de croissance, ils favorisent par contre la pousse de la barbe. Ainsi des zones distantes d'à peine 10 centimètres peuvent offrir des réponses opposées à la même hormone.
Le facteur génétique:
Qu'on la considère par le biais de l'hérédité ou du point de vue ethnique, la génétique joue un rôle important dans l'alopécie. Le fait que l'on soit très souvent chauve de père en fils tend à montrer que l'alopécie est génétiquement programmée. Cependant la complexité du phénomène fait douter de l'existence d'un gène spécifique de l'alopécie et il est au bout du compte peu probable qu'un gène unique en soit à l'origine.
Le facteur local:
Les différentes zones de la chevelure ont un comportement différent devant l'alopécie. Celle-ci s'installe d'abord en bordure du front, dans les régions appelées golfes temporaux-frontaux, avant de gagner le sommet du crâne, le vertex. A l'opposé, la nuque et les tempes offrent une résistance extrême et les calvities totales sont extrêmement rares. On en arrive le plus souvent à un aspect en tonsure monacale : on parle alors de calvitie hippocratique, en l'honneur d'Hippocrate chez qui subsistait également cette dernière couronne de cheveux.
Les facteurs aggravants:
Certains facteurs peuvent influer sur l'alopécie, soit en favorisant son apparition soit en accélérant sa propagation. D'autres sont à l'origine d'alopécie temporaire. C'est le cas de la chimiothérapie. A l'arrêt du traitement, ils repoussent et reprennent leur cycle habituel.
Enfin pour des raisons encore obscures, le stress est parfois à l'origine d'une disparition brutale des cheveux sur une zone de quelques cm². Ce phénomène appelé pelade est généralement de courte durée et les cheveux repoussent spontanément quelques mois après. |